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8 février 2013
Adrien Champougny

Le social-libéralisme

Une idéologie qui gouverne sans être jamais sortie des urnes.

Ah, qu’il semble loin le meeting du Bourget ! Qu’il est loin le temps ou le candidat Hollande estimait que son véritable adversaire était le monde de la finance !
Si loin d’ailleurs que les beaux discours ne tiennent plus quand on les compare -comme l’a fait le PCF dans ses vœux humoristiques- à la réalité objective des faits. En effet, qu’a fait le gouvernement pour lutter contre la finance depuis le début de la mandature ? La taxe sur les transactions financières ? Elle devrait entrer en vigueur en 2013 et ne taxera qu’a 0.1% les actions et les obligations et à 0.01% les produits dérivés. Dangereuse arme que voila …
Non pour François Hollande le moyen le plus efficace de lutter contre les marchés financiers est de réduire le déficit et de rembourser la dette au plus vite. Pour atteindre cet objectif, tous les moyens sont bons : baisse des dépenses, hausses des impôts, plan de compétitivité pour relancer l’emploi et la croissance … De l’austérité combinée à une politique de l’offre, en un mot : du social libéralisme pur souche.
Face à cet accablent constat le double discours du parti socialiste fait presque sourire. D’une part le président e la République promet que cette politique n’a vocation qu’à assainir les comptes publics, et qu’après le temps de l’austérité (que Francois Hollande chiffre à deux ans) viendra le temps de la reprise, de la justice, et de l’égalité. Il est évident que l’on peut douter de la sincérité et/ou du réalisme de ces promesses. Mais ce qui me parait encore plus inacceptable c’est que d’autre part on assiste à la mise en place d’un discours, notamment par le ministre du budget, monsieur Cahuzac , qui affirme que les grandes réformes promises par Francois Hollande ont été faites , qu’il n’y a rien de plus à attendre du gouvernement socialiste , on un mot que nous n’avons aucune raison de nous insurger .
Comment donc ? Ce serait ca la « grande réforme fiscale » du candidat socialiste ? Nous aurions donc chassé Sarkozy pour cela ?
Mais rassurer vous tout le monde n’as pas lieu de se révolter. Le Medef, lui voit tout ces désirs exaucés. 10 ministres pour montrer l’importance politique du patronat ? Oui Madame. Le crédit d’impôts de 20 milliards transmis des poches des travailleurs à celles du patronat pour « augmenter les marges des entreprises ». Encore oui, Madame. Un accord qui institutionnalise la précarité pour mettre en place plus de « flexibilité » ? Toujours oui, Madame.
Il n’y a donc plus de doutes possibles : le gouvernement de François Hollande est bien un gouvernement bourgeois, au travers duquel, même si il déclare ne pas y croire, s’illustre on ne peut mieux la lutte des classes. Obtenir une vrai politique de gauche par la lutte voila quel est l’enjeu de l’année 2013.

Adrien Champougny

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